Sept salles, quarante conférences, une seule journée

Sept salles, quarante conférences, une seule journée

Construire la grille du DevDay, c'est surtout arbitrer. Comment on s'y prend, et ce qu'on refuse systématiquement.

Quarante conférences, sept salles, neuf heures. Sur le papier c'est un tableau Excel. En réalité, c'est trois mois d'arbitrages.

On part des refus

Le call for papers amène chaque année beaucoup plus de propositions que de créneaux. La grille ne se construit donc pas en choisissant les meilleures : elle se construit en écartant tout ce qui se ressemble.

Deux excellents talks sur le même sujet, c'est un talk de trop. On garde celui qui apporte un retour d'expérience vécu plutôt qu'un tour d'horizon.

L'équilibre des salles

Sept salles en parallèle, ça veut dire sept choix simultanés à chaque créneau. Si deux sessions très attendues tombent en même temps, on a raté notre travail. On passe donc autant de temps sur l'ordonnancement que sur la sélection.

La règle interne est simple : à aucun moment de la journée un participant ne doit avoir zéro session pertinente pour son parcours.

Ce qu'on ne fait pas

Pas de session sponsorisée déguisée en talk technique. Pas de keynote produit. Un sponsor peut monter sur scène, mais avec un sujet qui passe le même filtre que les autres.

C'est le genre de règle qui coûte de l'argent et qui fait revenir les gens.

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Pourquoi le DevDay a trois parcours et pas un programme unique

Pourquoi le DevDay a trois parcours et pas un programme unique

Développeurs, AI Builders, Executives : le découpage n'est pas une trouvaille marketing. Il vient d'un constat fait édition après édition.

La question revient à chaque édition : pourquoi ne pas faire un seul programme et laisser chacun piocher ? On a essayé. Ça ne marche pas, et voici pourquoi.

Le problème du programme unique

Quand tout le monde regarde la même grille, deux choses se produisent. Les développeurs passent à côté de sessions techniques pointues noyées au milieu de talks stratégiques. Et les dirigeants, faute de repères, se retrouvent dans une salle où l'on déroule du code pendant quarante minutes.

Personne n'y gagne. L'orateur perd la moitié de son public, et le public perd une heure.

Trois métiers, trois exigences

Un développeur vient chercher de la profondeur technique et des retours d'expérience en production. Un AI builder affronte des questions d'évaluation, de coûts et de garde-fous que le premier ne rencontre pas encore. Un dirigeant arbitre des budgets et des recrutements sans avoir besoin de voir une ligne de code.

Ce ne sont pas des niveaux différents du même sujet. Ce sont trois métiers avec trois grilles de lecture.

Ce que le découpage ne fait pas

Il ne vous enferme pas. Le billet donne accès à l'ensemble de l'événement, et les salles sont ouvertes. Le parcours est une boussole, pas une barrière : il vous dit où vous avez le plus de chances de trouver ce que vous cherchez.

En pratique, beaucoup de participants naviguent entre deux parcours dans la journée. C'est exactement l'usage prévu.

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